Histoire du château d’Equirre

Histoire du château d’Equirre : Demeure seigneuriale du Marquis d’Equirre

Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985 Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985

Au coeur d’un parc arboré, le château d’Equirre trône en plein coeur de ce petit village qui compte moins de 100 habitants.

Demeure seigneuriale du XVIII ème siècle, le château est imposant. Édifice sobre et de bonnes proportions, il fut élevé de 1761 à 1763 par Ambroise Emmanuel de Partz de Pressy, Marquis d’Équirre, qui prit comme modèle l’hôtel de Beaufort à Arras.
La façade de pierre du corps de logis développe deux niveaux sous un grand toit brisé. Un avant-corps à trois baies cintrées en faible saillie est surmonté d’un fronton triangulaire.
La façade arrière donne sur un grand parc paysager dessiné dans un vallon boisé. De ce côté, l’avant-corps est surélevé d’un attique sommé d’un fronton armorié moderne.

Son Eglise abrite une vierge dite miraculeuse du XVIIIe siècle : les parents implorent Notre Dame d’Esquirre quand les bébés tardent à marcher.

En 1950 le village d’Equirre fût le décor du tournage du film de Robert Bresson « Le Journal d’un curé de campagne », adaptation du roman de Georges Bernanos.

Histoire du château d’Equirre : L’incendie de 1985

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« Jamais je n’ai vu un édifice s’embraser aussi rapidement ! »

L’homme qui s’étonne de la si rapide destruction du château d’Equirre est pourtant un expert en la matière: en vacances au camping du château au mois d’août, il est pendant l’année
sapeur-pompier à Laventie.
De fait, les flammes se sont propagées à une vitesse stupéfiante dans la superbe bâtisse du XVIIIème siècle, aux parquets et boiseries secs comme une forêt de Provence.

Vers 5 heures, hier matin, le propriétaire du château, M. Boutin est réveillé par une odeur de fumée et par le vacarme d’explosions: les vitres éclatent sous l’effet de la chaleur.

Aussitôt, de sa maison mitoyenne du château, il donne l’alerte aux pompiers de Fruges qui se font renforcer par leurs collègues de Hesdin et de Saint-Pol.

Rapidement, les trois personnes qui dormaient dans les bâtiments en feu quittent les lieux : le gérant du château et du camping attenant et deux autres hommes. Ils n’auront pas été menacés par les flammes.

Aux dire des premiers témoins, c’est à l’étage, dans une pièce qui servait de bureau que le sinistre semble s’être déclaré, pour une cause encore inconnue.

Les occupants du camping, quatre-vingt personnes installées dans le parc derrière le château, ont été tirés du sommeil par les explosions de quelques bouteilles de camping-gaz entreposées dans les pièces.

Le campeur le plus proche, à une cinquantaine de mètres du brasier fut même contraint d’arroser sa caravane au tuyau de jardin pour la préserver des effets de la chaleur.

Les sapeurs-pompiers des trois centres de secours mobilisés pour ce sinistre luttèrent de leur mieux, mais compte tenu de l’importance du brasier, ils ne purent rien pour sauver ce monument, très connu, bien qu’il ne fût pas classé. C’est en effet dans ce château qu’en 1961, Robert Bresson tourna les intérieurs du film « le journal d’un curé de campagne » adapté du roman de Georges Bernanos. D’autre part nous avons fait passer notre belle balade n° 5 parue le 18 juillet dernier, par ce qui fut le site d’Equirre.

C’est la troisième fois qu’un incendie se déclare au château d’Equirre, mais les deux sinistres précédents avaient pu être maîtrisés très rapidement et ne s’étaient pas propagés. Aujourd’hui il ne reste plus que les murs de ce remarquable édifice qui était aussi hôtel-restaurant et épicerie.

Pour des raisons de sécurité, les sapeurs pompiers durent aussi faire appel à un engin d’une entreprise spécialisée de Norrent-Fontes pour abattre les cheminées et certains pans de murs qui menaçaient de s’écrouler, éventuellement, sur les nombreux badauds présents dans le parc durant l’incendie.

L’importance des décombres rend la tâche des enquêteurs difficile en ne permettant pas les observations nécessaires pour déterminer la cause du foyer. Hier soir, il n’était pas possible de dire si cet incendie était d’origine criminelle ou purement accidentelle

J.-C. DHOLLANDE & C. BEAUDUFE pour la voix du nord du 22 Août 1985

Deux siècles d’histoire

Histoire du château d'Equirre : l'incendie du château d'Equirre en 1985
Le château d’Equirre au lendemain de l’incendie de 1985
Histoire du château d'Equirre : Le château d'Equirre avant l'incendie de 1985
Le château d’Equirre avant l’incendie de 1985

Bien que non classé monument historique, le château d’Equirre était très connu dans toute la région pour son site avec l’église attenante au parc, la route et l’allée qui y mènent, son parc boisé très pittoresque de neuf hectares dans lequel M. Boutin, l’actuel propriétaire, ouvrit le premier terrain de camping aménagé du Ternois, qui fut inauguré officiellement le jour de la pentecôte 1966.

Depuis le 1er avril, M. Boutin avait confié la gérance du commerce: terrain de camping, épicerie, bar-restaurant aménagé dans les pièces du château à M. Jacquot.

Comme la plupart des nombreuses demeures seigneuriales que compte le Ternois, construites entre 1750 et la révolution de 1789, le château d’Equirre fut bâti entre 1761 et 1763 par la famille de Partz de Pressy. Il fut construit sur le modèle de l’hôtel de Beaufort (pour l’ensemble extérieur) qui venait d’être érigé à Arras. Sur le fronton de la façade sont sculptés les écus accolés des familles de Partz et d’une fontaine surmontée d’une couronne de marquis.
Ce château constituait un magnifique ensemble avec la petite église Notre-Dame d’Equirre qui fut construite une quinzaine d’années après. Les nombreux graffitis gravés sur les pierres de cette église témoignent des guerres successives connues par le monument. Ainsi à Equirre on se souvient que lors de la dernière guerre, le château avait déjà failli brûler alors qu’il était occupé par les Allemands.
Depuis qu’il était la propriété de M. Boutin, deux incendies étaient survenus mais sans conséquences graves.
En 1951 Robert Bresson avait choisi ce château pour y tourner les intérieurs du film « Le journal d’un curé de campagne » dont l’action imaginée par Georges Bernanos se déroule dans le secteur situé entre Hesdin, Saint-Pol sur Ternoise et Fruges.
Aujourd’hui, ce qui avait servi de décor à ce film n’est plus que ruines.
Christophe BEAUDUFE & Jean-Claude DHOLLANDE

L’Abeille de la Ternoise du 31 août 1985

Il était environ 5 heures, mercredi, lorsque M. Boutin, propriétaire du château d’Equirre est réveillé par une odeur acre de fumée et des craquements sinistres.
Lorsqu’il arrive dans la cour, il est déjà trop tard. L’aile gauche du château est en feu, les vitres éclatent sous l’effet de la chaleur.
L’incendie s’est vraisemblablement déclaré dans une pièce du premier étage qui sert de bureau à M. Jacquot, le nouveau gérant du château et du camping, arrivé seulement le 1er avril dernier.
Très vite l’incendie se propage dans la toiture et trouve dans les boiseries Louis XV un combustible de choix. En quelques minutes, le bâtiment entier est la proie des flammes.
Réveillés, les trois occupants du château, le gérant, son neveu et un employé, sortent rapidement de l’édifice, abandonnant tous leurs biens à l’intérieur. Ces trois hommes sont d’ailleurs les seuls occupants du château cette nuit là, les derniers locataires, un couple de retraités ont plié bagages dimanche soir.
Côté jardin, ou plutôt côté camping, le parc du château abrite en été, un camp de toile, le réveil est tout aussi subit.
Arrivés aussitôt sur les lieux, les pompiers de Fruges, qui ont, entre-temps, appelé leurs collègues de Saint-Pol et d’Hesdin à la rescousse, s’attaquent à l’incendie dont la lueur est visible à plusieurs kilomètres à la ronde, vers 6 heures, peu avant l’aube.
Six engins de pompiers participent à la lutte contre le sinistre: une moto-pompe de Fruges, une grande échelle venue de Saint-Pol et quatre camions de Fruges, de Saint-Pol et d’Hesdin. Sous la direction des lieutenants Lecoutre et Grare et de l’adjudant Godefroy, les pompiers agissent vite. Bientôt, le capitaine Sergeant, directeur adjoint des services d’incendie du Pas de Calais, arrivera sur les lieux.

L’ampleur des dégâts

Toute la matinée, les badauds affluent pour constater l’ampleur des dégâts : tout est ravagé. Seuls quelques meubles, tables et chaises du bar du château ont pu être sauvés, la plupart des tableaux sont calcinés. Même la grange de M. Boutin attenante au château est dévastée.
Dans la journée, les pompiers s’emploieront à abattre les cheminées et les pans de murs qui menacent de s’effondrer. Vers 10h30, lorsque l’engin de démolition s’attaque à la première cheminée, des segments de charpente se consument encore… plus de cinq heures après le début de l’incendie.
Les premiers moments de stupeur passés, la question était déjà sur toutes les lèvres: pourquoi ? Court-circuit, cigarette oubliée ? Les gendarmes d’Heuchin, présents sur les lieux dès la première heure, n’ont pas encore de réponse. Les pompiers non plus. Présent également sur les lieux du sinistre, le capitaine Creton, commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Pol.
A Equirre, c’est déjà l’heure des comptes : « il n’y a aucun blessé, se console M. Lenoir, maire, c’est le plus important. Mais sans son château que deviendra notre commune ? »

Histoire du château d’Equirre : La reconstruction

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Devant l’ampleur des dégâts infligés au château d’Equirre par l’incendie de 1985, il fut financièrement impossible de le reconstruire à l’identique.

La solution de garder le rez de chaussée du château pour y construire un gîte en terrasse sur le toit a été choisie. Il ne subsiste donc plus que le premier niveau de ce monument chargé d’histoire à Equirre

Histoire du château d’Equirre : La famille de Partz

Equirre, Comté de Saint-Pol, bailliage et recette de cette ville, faisait autrefois partie de la châtellerie de Lisbourg et appartenait aux Comtes de Saint-Pol. Ceux-ci la vendirent certainement. Elle devint une paierie relevant de leur château à 10 livres de relief avec 5 ou 6 hommages.

La famille de Partz.

En 1537, elle appartenait à la famille de Verloing, Marie Bassée de Waton hérita de sa mère, Eléonore de Verloing, les terres d’Equirre et de Pressy. Elles passèrent par alliance dans la famille de Partz. Jean de Partz, ecuyer, sieur de buisçertain en Hesdin, capitaine d’Avesne le Comte, épousa en effet, à Arras en 1626, Marie Bassée de Waton. La famille de Partz serait originaire de du château de Partz Berg, situé dans le Norkaus en Bavière. Des membres de cette famille vinrent combattre en Flandre avec les empereurs d’Allemagne, y contractèrent des alliances et s’installèrent dans notre région et précisément à Equirre.

Le Château.

Histoire du château d'Equirre : Le château d'Equirre au début du 20ème siècle
Le château d’Equirre au début du 20ème siècle

Le château d’Equirre fut construit de 1761 à 1763 sur le modèle de l’ensemble extérieur de l’hôtel de Beaufort qui venait d’être érigé à Arras. Philippe Seydoux en a donné une bonne description dans ses « Châteaux d’Artois et du Boulonnais.
« Sous un grand toit brisé, la façade de pierre du corps du logis se développe sur deux niveaux, de part et d’autre d’un avant corps à trois baies cintrées en faible saillie surmonté d’un fronton triangulaire. La façade opposée domine sur un grand parc paysager dessiné dans un vallon boisé. De ce côté, l’avant-corps est surélevé d’un attique, sommé d’un fronton armorié moderne. »

Monseigneur de Partz, IIème évêque de Boulogne

Il naquit à Equirre. Son père, François Joseph de Partz (1669-1756), député aux états d’Artois, épousa en 1702, Jeanne Isabelle de Beaufort (1671-1744), fille du seigneur du Cauroy, ils eurent huit

enfants, dont Ambroise Emmanuel, ant. de Partz (1704-1789) qui éleva l’édifice actuel. Le second fils, François Joseph Gaston vit le jour à Equirre le 22 septembre 1712. Il n’avait que 30 ans lorsqu’il fut nommé IIème évêque de Boulogne. Son épiscopat fut le plus long du XVIIIè siècle, puisque son activité dura 47 ans, jusqu’à la révolution de 1789 qui enleva aussi son frère aîné.

A l’époque de notre carte postale

Tandis que les cartes postales du château voyageaient à travers la France, le malheur frappe la famille de Partz. Madame la Marquise de Partz de Pressy, née Géraldine Pauline Armandine d’Alsace d’Hénin, quitta ce monde, à Paris, le 20 juin 1908 dans sa 75ème année. Son fils la
rejoignit le 2 septembre de la même année. Carl Gaston Marie, Comte de Partz de Pressy, ancien capitaine de cavalerie décoré de la médaille coloniale, maire d’Equirre, était alors âgé de 50 ans. Ses funérailles furent célébrées dans l’église d’Equirre le 8 septembre, en présence des familles de Partz, de Saint-Victor, de Curet, d’Hénin, d’Alsace, de Kergolay, de Blondel, etc…
Une délégation de plus de 25 membres de la section d’Anvin des vétérans des armées de terre et de mer, dont M. le Comte était président, conduite par M. Rigaut, notaire à Heuchin, vice-président, avait pris place au cortège. Les sections de Saint-Pol et de Frévent avaient également tenu à se faire représenter.
Le 1er novembre 1908, le Marquis de Partz, son père, fut élu maire de la commune. Il ne resta pas longtemps à ce poste car la mort l’enleva aussi. Adolphe Charles Marie de Partz de Pressy, ancien député, ancien conseiller général maire d’Equirre, né au château le 2 juillet 1819, mourut le 1er juin 1910.

Extrait de l’Abeille de la Ternoise du 31 août 1985 article écrit par Marcel Bayart

Histoire du château d’Equirre : L’inauguration du Terrain de Camping

La presse régionale rapporte l’inauguration du terrain de camping du château d’Equirre.
Un vaste terrain de camping sera inauguré le jour de la Pentecôte. Le magnifique château qui servit de cadre au film tiré de Bernanos « Le journal d’un curé de campagne » est-il condamné ?
Il paraissait pourtant somptueux en 1950, quand les cinéastes y firent évoluer leurs personnages. Cependant aujourd’hui le château d’Equirre menace ruine. C’est qu’il n’a pas toujours été respecté par ses occupants illégitimes.
Au centre de toute l’histoire du village, le château a été construit au XVIIIème siècle par Ambroise de Partz de Pressy, marquis d’Equirre, sur le modèle de l’hôtel de Beaufort à Arras.
Château de plaisance, il fut le théâtre de réceptions princières. Le parc de neuf hectares qui l’entoure était une fidèle copie du petit tria-non de Versailles. Aujourd’hui ses allées et ses massifs ont disparu, ses arbres séculaires ont presque tous subi les outrages des ans et des hommes, des arbustes indisciplinés les remplacent par endroits.
Le château, quant à lui, dut payer un lourd tribut à la guerre. Les alliés, puis les Allemands l’occupèrent durant plusieurs années. Ces derniers s’empressèrent de rafler toutes ses richesses (meubles et tableaux) et les deux cents soldats qui y tenaient garnison finirent par employer les chaises dorées en guise de combustible. De même furent détruits tous les livres et toutes les archives qu’abritait le château.
Le parc ne fut pas plus respecté, les Allemands y coulèrent des rampes de lancement pour leurs fameux V2.
Après la guerre le château ne fut plus jamais occupé par ses propriétaires. Il hébergea plusieurs fois des groupes de vacances et continua à se dégrader jusqu’à ce que, en 1950, pour les besoins d’un film, on vint colmater les brèches les plus visibles.
Rendu pour un instant, ainsi que son parc magnifique, à une brève jeunesse, il eût peut-être été possible, à ce moment, de le sauver. Des organismes sociaux s’y sont intéressés, mais comme il eût fallu le transformer à trop de frais pour qu’il fût pratiquement utilisable, les projets furent abandonnés.
Quant aux propriétaires ils s’en désintéressèrent et finirent par le vendre avec son parc à M. Boutin, propriétaire de la ferme voisine, dont le père avait été le gérant vigilant de ces nobles lieux.
Aujourd’hui c’est un devis de quelques dizaines de millions qu’il faudrait établir pour restaurer le château.
Quoiqu’il en soit, malgré l’aspect affligeant qu’offre le spectacle de ce noble bâtiment, le château d’Equirre n’en reste pas moins merveilleux. Son parc en particulier, qui a perdu sa sévère ordonnance d’antan, ses allées de gravier blanc et ses rangées d’arbres disciplinés, revêt maintenant un charme plus poétique et un aspect plus champêtre. Et puis, il est à côté du château un autre monument qui mérite également le coup d’œil et conserve le privilège d’être entretenu par la population: c’est l’église, érigée elle aussi par Ambroise de Partz. L’élégante simplicité de ses lignes, les souvenirs qu’elle abrite de ses nobles fidèles d’antan, ses belles statues, dont celle en bois d’une vierge du XVème siècle, en font un monument digne d’intérêt.

Du travail en perspective

C’est pourquoi depuis que le château est inhabité, les lieux attirent chaque année, quand viennent les vacances, des touristes de plus en plus nombreux. Beaucoup d’entre eux ont déjà eu le désir, et l’autorisation, d’y camper. C’est pourquoi, sollicité de toutes parts, M. Boutin a-t-il décidé d’ouvrir officiellement son parc aux amateurs de camping. Il a pris contact avec le Camping-Club de France.
M. Henrionnet, délégué régional, lui a donné les conseils nécessaires. Un plan des lieux fut soumis à la préfecture qui donna son accord. Quant aux services départementaux de l’hygiène, ils ont exigé que fut installé un bloc sanitaire avec douches, lavabos et W.C..
Cet aménagement terminé, il restait à permettre l’accès des lieux en restaurant l’entrée et les allées. Ceci n’a pas été un maigre travail qui a pu être mené à bien pour la Pentecôte.
Ce sont en effet les fêtes de Pentecôte qui ont été choisies par le Camping-Club de France pour ouvrir officiellement le terrain de camping du château d’Equirre.


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